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Concepts et questionnements

 

J’ai choisi de travailler sur le thème de la mode.Celle d’aujourd’hui et qui, non seulement cherche à faire de la femme et de l’homme des représentations sensuelles et esthétiques, mais aussi celle qui définit un état d’esprit éphémère et inconstant, contemporain d’une époque, d’un courant, d’une identité, d’une attitude, d’une société, d’une culture…

Dans un premier temps, je me suis appliqué à rechercher comment sublimer ces instants de la mode, comme une archéologie de l’histoire des corps et de leurs voluptés. Je me suis arrêté sur ces moments, pour en interroger leur évanescence, pour analyser cet irrépressible besoin de paraître.

Il s’agissait aussi pour moi de porter un regard sociologique sur les attitudes vestimentaires que je sélectionnais. J’ai tenté ainsi de révéler leur totale correspondance avec l’expression du temps et des cultures dont elles émergeaient. Dans le même temps, j’ai traqué leur caractéristique intemporelle, cette manifestation permanente du culte de la différence et de l’altérité.

Enfin, j’ai travaillé à traduire par la peinture, les perceptions, les émotions et les intuitions que j’ai ressenties en abordant ces sujets. Pour y parvenir, je me suis imprégné de modèles et d’images symbolisant la course folle du monde actuel. Tout au long de mon investigation, je me suis concentré sur le meilleur moyen de partager cette intime interrogation, sur ces arrêts sur images qui laissent la pensé s’échapper vers un questionnement renouvelé sur les limites entre l’être et le paraître.

 

 

 

 

 

 

Sur ce support qui vise lui aussi la pérennité, les effets de la perspective créés par la superposition transforme le code de la représentation et engendrent une réception en plusieurs dimensions. Elle rapproche l’oeuvre picturale de la sculpture. L’oeuvre s’offre sous des visions différentes en fonction de la lumière du jour ou de « Jeux
de lumière ». Jonglant entre transparence et opacité, elle capte les lueurs délicates d’un monde en mouvement dans ses « Jeux de lumières ». Leurs reflets badinent sur la reproduction, comme le froissement léger d’une aile de papillon, métamorphosant le réel.

 

 

 

 

 

 

Extraits et citations Favorites

« Il a été dit que l’homme parfait*est sans règle, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas de règle, mais que sa règle est celle de l’absence de règles, ce qui constitue la règle suprême.

(*celui qui ne s’écarte jamais de la vérité s’appelle l’homme parfait -concept taoïste)

Tout ce qui possède des règles constantes doit nécessairement avoir aussi des modalités variables. S’il y a règle, il faut qu’il y ait changement. Partant de la connaissance des constantes, on peut s’appliquer à modifier les variables ; du moment que l’on sait la règle, il faut s’appliquer à transformer.

La peinture exprime la grande règle des métamorphoses du monde, la beauté essentielle des monts et des fleuves dans leur forme et leur élan, l’activité perpétuelle du Créateur, l’influx du souffle Yin et Yang ; par le truchement du pinceau et de l’encre, elle saisit toutes les créatures de l’Univers, et chante en moi son allégresse. »

Extrait d’un passage des propos sur la peinture de ShiTào (artiste Chinois 1642-1719-20).

Les propos sur la peinture du moine Citrouille-amére.
(Traduction de pierre Ryckmans)